

Comment choisir un piano à queue d’occasion ? Guide et précautions
Vous rêvez d’un piano à queue mais votre budget vous oriente vers l’occasion ?
Allons ensemble au bout de l’idée. Acquérir un piano à queue d’occasion peut s’avérer être un choix judicieux, à condition de savoir s’y prendre. Entre les pièges à éviter et les bonnes affaires à dénicher, le marché de l’occasion recèle de véritables trésors pour qui sait les reconnaître. Ce guide vous accompagnera dans cette aventure musicale.
DISCLAIMER AVANT DE COMMENCER : Attention aux contrefaçons et aux pianos mal restaurés.
Faites toujours appel à un expert reconnu (nous) pour l’expertise de l’instrument (un technicien formé en usine, pas juste un « passionné » sans aucune formation – au secours). Vérifiez le numéro de série, l’authenticité des pièces (seuls les concessionnaires officiels y ont accès), l’état de la mécanique et de la table d’harmonie.
Imaginez une Ferrari avec un moteur de Clio… décevant même par le garagiste du coin. Attention aussi aux « restaurations » maison en réalité polonaises. En vérité, c’est très simple : le vendeur en question, a-t-il un atelier ? des qualifications ? Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas une restauration, c’est du bricolage.
L’achat d’un piano d’occasion/restauré met en gage la responsabilité, les compétences et le suivi de l’artisan/entreprise auprès duquel vous en avez fait l’achat pendant toute sa durée de garantie. Aucun technicien piano d’une autre entreprise ne prendra le risque d’en prendre la responsabilité en intervenant dessus (nous les premiers).
- L’essentiel à retenir avant de vous lancer
- Pourquoi choisir un piano à queue plutôt qu’un droit si vous avez la place ?
- Les différentes tailles : quel piano à queue choisir ?
- YAMAHA 1/4 de queue C3X | Occasion 2016
- SCHIMMEL 1/4 de queue 189 | Restauration 1978
- SEILER 3/4 de queue | Restauration
- Comment évaluer l’état d’un piano à queue d’occasion ?
- Les marques à privilégier (et celles à éviter)
- STEINWAY&SONS A 188 | Restauration 1973
- Budget et options : les clés d’un achat réussi
- Transport et installation : ne négligez rien !
- Entretien et valorisation de votre investissement
- Prêt à franchir le pas ?
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Questions fréquentes sur l’achat d’un piano à queue d’occasion
- Quelle est la durée de vie d’un piano à queue d’occasion ?
- Faut-il absolument faire expertiser le piano avant l’achat ?
- Peut-on acheter un piano à queue d’occasion en ligne ?
- Combien coûte l’entretien annuel d’un piano à queue ?
- Quelle différence de prix entre un piano neuf et d’occasion ?
- Comment savoir si un piano à queue d’occasion a été bien entretenu ?
L’essentiel à retenir avant de vous lancer
- Budget réaliste : Comptez en moyenne entre 8 000 et 25 000 € pour un quart de queue d’occasion de qualité.
- État mécanique prioritaire : La mécanique et les cordes sont plus importantes que l’esthétique – un meuble abîmé se restaure, une mécanique défaillante coûte une fortune
- Provenance cruciale : Privilégiez les pianos ayant vécu dans des environnements stables (maison, appartement) plutôt que dans des garages humides
- Test indispensable : On joue avant d’acheter : O.BLI.GA.TOIRE. On ne veut plus entendre « oui mais sur internet il avait l’air bien », c’est non.
- Entretien antérieur : Il ne s’agit aucunement d’une question de fiabilité des marques, mais de l’entretien et du soin qu’aura pris le précédent propriétaire de l’instrument
Pourquoi choisir un piano à queue plutôt qu’un droit si vous avez la place ?
Aaah, cette question revient souvent ! Beaucoup hésitent entre un piano droit neuf et un piano à queue d’occasion. Laissez-moi vous expliquer pourquoi le piano à queue mérite vraiment qu’on s’y intéresse.
D’abord, parlons sonorité. Dans un piano à queue, les cordes sont horizontales et le son se projette naturellement vers le haut puis se diffuse dans la pièce. Cette configuration offre une richesse harmonique et une projection sonore incomparables. Quand vous jouez un accord, vous sentez littéralement les harmoniques se déployer autour de vous.
Ensuite, il y a le toucher. La mécanique d’un piano à queue permet une répétition plus rapide des notes (c’est ce qu’on appelle le double échappement) et un contrôle plus fin des nuances. Pour un pianiste, c’est comme passer d’une voiture de ville à une voiture de sport : tout devient plus précis, plus réactif.
Côté esthétique, reconnaissons-le, un piano à queue transforme complètement un intérieur. C’est un meuble noble qui impose le respect et crée instantanément une atmosphère musicale dans votre salon.
Bien sûr, il faut de la place. Un quart de queue peut mesurer 1,50 m de long, ce qui reste raisonnable pour un salon de taille moyenne; mais aussi jusqu’à 1,90 m. Et contrairement aux idées reçues, un piano à queue d’occasion de qualité peut coûter moins cher qu’un piano droit neuf haut de gamme.
Les différentes tailles : quel piano à queue choisir ?
Voici un point crucial que beaucoup négligent : la taille de votre futur piano à queue d’occasion déterminera non seulement l’encombrement, mais aussi la qualité sonore et le budget nécessaire.
Le quart de queue (150-160 cm) représente le choix le plus populaire pour les particuliers. C’est le compromis idéal entre qualité sonore et encombrement raisonnable. En occasion, vous trouverez d’excellents modèles Yamaha C1 ou G1 entre 12 000 et 18 000 €. Ces instruments offrent déjà une sonorité remarquable et conviennent parfaitement pour un usage domestique intensif.
Nous vous proposons notre 1/4 de queue YAMAHA C3X d’occasion :

YAMAHA 1/4 de queue C3X | Occasion 2016
Piano à queue C3X YAMAHA, Occasion récente de 2015 immaculée.
Le demi-queue (160-220 cm) commence à nécessiter un salon spacieux, mais quelle différence ! La table d’harmonie plus grande développe des basses plus profondes et des aigus plus cristallins. Comptez plutôt 18 000 à 30 000 € pour un modèle d’occasion de qualité.
Nous vous proposons notre 1/2 de queue Schimmel d’occasion :

SCHIMMEL 1/4 de queue 189 | Restauration 1978
Retrouvez ce magnifique Schimmel 189 entièrement restauré et revernis en magasin !
Les trois-quarts de queue (220-245 cm) et les pianos de concert sont généralement réservés aux salles de concert ou aux pianistes professionnels. En occasion, ils représentent des investissements conséquents mais peuvent constituer de véritables aubaines pour qui a l’espace et le budget.
Mon conseil ? Mesurez précisément votre espace et ajoutez 80 cm autour du piano pour pouvoir l’ouvrir et circuler confortablement. Un piano à queue trop serré perd de sa majesté et devient difficile à entretenir.
Nous vous proposons notre 3/4 de queue SEILER d’occasion :

SEILER 3/4 de queue | Restauration
Piano 3/4 de queue SEILER modèle 240, Occasion restaurée de 1996.
Comment évaluer l’état d’un piano à queue d’occasion ?
Voici le moment de vérité ! Évaluer correctement un piano à queue d’occasion demande méthode et attention. Comment évaluez-vous l’état d’une voiture ? Vous ne le pouvez pas. Vous l’essayez, vous croisez les doigts mais vous n’en savez rien tant que vous n’avez pas consulté un professionnel.
Notre conseil ultime : Faites appel à un technicien (nous) qui expertisera tout ce qui doit être vérifié pour votre tranquillité d’esprit.
Quelques tips cependant (parce qu’on est trop sympas chez Pianos Parisot) :
L’examen visuel d’abord. Regardez le meuble : des fissures dans le bois peuvent indiquer des problèmes d’humidité. Vérifiez que le couvercle ferme bien, que les pédales ne sont pas trop usées. Mais attention, ne vous arrêtez pas à l’esthétique ! J’ai vu des pianos magnifiques avec une mécanique défaillante et des instruments au meuble fatigué mais musicalement exceptionnels.

Testez chaque touche. Jouez toutes les notes, des graves aux aigus. Écoutez attentivement : y a-t-il des notes qui sonnent faux, qui grésillent ou qui ne résonnent pas ? Une note qui « frise » peut indiquer un problème de corde ou d’étouffoir. Vérifiez que toutes les touches reviennent bien en position et qu’aucune ne colle.
Examinez les cordes et la table d’harmonie. Soulevez le couvercle et regardez l’intérieur. Les cordes doivent être propres, sans rouille excessive. La table d’harmonie (cette grande surface en bois sous les cordes) ne doit présenter ni fissures importantes ni décollement. Quelques petites fissures superficielles sont normales sur un instrument ancien, mais méfiez-vous des grandes fentes.

Testez la mécanique. Jouez des gammes rapides, des accords, des passages délicats. La répétition des notes doit être fluide, le toucher homogène sur tout le clavier. Si certaines touches semblent « molles » ou au contraire trop dures, c’est souvent signe d’un réglage nécessaire, voire d’une usure importante.

Le plus simple : prenez RDV avec un technicien piano pour expertise ! Cette prestation peut vous éviter des milliers d’euros de mauvaise surprise.
Les marques à privilégier (et celles à éviter)
Parlons franchement des marques ! Sur le marché de l’occasion, toutes ne se valent pas, et certaines représentent de véritables valeurs sûres tandis que d’autres peuvent réserver des surprises désagréables.
Les valeurs sûres japonaises : Yamaha et Kawai dominent le marché de l’occasion pour de bonnes raisons. Ces pianos vieillissent remarquablement bien, les pièces détachées restent disponibles, et leur fiabilité est légendaire. Un Yamaha C1 ou C2 d’occasion, même âgé de 20 ans, peut encore offrir des décennies de plaisir musical. Côté Kawai, les séries RX et GX sont aussi recherchées.
Les prestigieuses européennes : Steinway & Sons reste la référence absolue, mais attention aux prix ! En occasion, un Steinway peut coûter plus cher qu’un piano japonais neuf. Bechstein, Blüthner, Bösendorfer offrent des sonorités exceptionnelles mais demandent un entretien plus pointu. Ces instruments sont souvent des investissements à long terme.
Chez Steinway à ce jour, seuls 9 magasins en France ont accès aux pièces Steinway… Les concessionnaires officiels (quelle surprise).
Découvrez notre Steinway & Sons modèle A d’occasion :

STEINWAY&SONS A 188 | Restauration 1973
Piano à queue STEINWAY & SONS modèle A 188, Occasion restaurée de 1973.
Les marques françaises historiques : Pleyel, Érard, Gaveau… Ces noms font rêver, et certains modèles anciens sont de véritables joyaux. Mais soyez prudent : trouver un technicien spécialisé et des pièces détachées peut s’avérer compliqué. Ces pianos conviennent plutôt aux passionnés prêts à investir dans la restauration.
Les marques à éviter : Méfiez-vous des pianos de marques inconnues ou des instruments très bon marché. Certains pianos des années 70-80 peuvent sembler attractifs par leur prix, mais leur qualité sonore et leur longévité sont souvent décevantes.
Mon conseil ? Si vous hésitez entre plusieurs instruments, privilégiez toujours celui qui a été le mieux entretenu, quelle que soit sa marque. Un piano moyen bien soigné vaudra toujours mieux qu’un excellent instrument négligé. Et oui, demandez les factures d’entretien, lors d’un achat on constate, on ne fait pas simplement confiance.
Budget et options : les clés d’un achat réussi
Abordons maintenant le nerf de la guerre : le budget ! Acheter un piano à queue d’occasion nécessite une approche financière réfléchie, car le prix d’achat n’est que le début de l’aventure.
Le prix d’achat : Pour un quart de queue d’occasion en bon état, comptez entre 11 000 € (pour un instrument des années 80-90 nécessitant quelques réglages) et 25 000 € (pour un modèle récent de bonne marque). Les demi-queues oscillent entre 18 000 et 50 000 €, selon l’âge et la marque.
Les frais cachés à prévoir : Transport et manutention (500 à 1 500 € selon la distance et la difficulté d’accès), accordage initial (80 à 150 €), éventuels réglages ou réparations (300 à 2 000 € selon l’état). Prévoyez aussi l’accordage régulier : 1 à 2 fois la première année, puis 1 fois par an minimum.
Les périodes favorables : Septembre-octobre et janvier-février sont souvent propices aux bonnes affaires. Les familles déménagent, les conservatoires renouvellent leur parc… C’est le moment où l’offre est la plus importante.
Petite astuce de professionnel : si le piano nécessite un accordage complet ou des réglages, proposez au vendeur de prendre en charge ces frais plutôt que de négocier le prix. Psychologiquement, c’est souvent mieux accepté !

Transport et installation : ne négligez rien !
Voici un aspect souvent sous-estimé qui peut transformer votre belle acquisition en cauchemar : le transport et l’installation de votre piano à queue d’occasion.
Un piano à queue pèse entre 280 et 500 kg selon sa taille. Ce n’est pas un déménagement comme les autres ! Faites absolument appel à des spécialistes du transport de pianos. Ils possèdent le matériel adapté (sangles spéciales, planches de roulement, protection) et l’expérience nécessaire.
Préparez l’accès : Mesurez portes, couloirs, escaliers. Prévoyez de protéger vos sols et murs. Certains déménageurs exigent que vous libériez complètement le passage.
L’emplacement idéal : Évitez absolument les murs donnant sur l’extérieur (variations de température), les proximités de radiateurs ou de cheminées. Privilégiez un mur intérieur, dans une pièce avec une hygrométrie stable (45-65%). Un piano à queue a besoin d’espace pour « respirer » et projeter son son.
Après l’installation : Laissez votre piano s’acclimater 2 mois avant le premier accordage. Les changements d’environnement perturbent l’accord, c’est parfaitement normal. Prévoyez ensuite 1 à 2 accordages la première année pour stabiliser l’instrument.
Anecdote personnelle : j’ai vu un magnifique Steinway endommagé lors d’un transport « économique ». Les 500 € d’économie ont coûté 3 000 € de réparations. Ne lésinez jamais sur la qualité du transport (et faites attention à vos pieds).
Entretien et valorisation de votre investissement
Maintenant que votre piano à queue d’occasion trône dans votre salon, parlons de son entretien. Car oui, un piano bien entretenu peut même prendre de la valeur avec le temps !
L’accordage régulier : C’est la base absolue. Un piano se désaccorde naturellement avec les variations d’humidité et de température. Les trois premiers mois n’y touchez pas afin qu’il se stabilise, puis faites les raccorder au moins une fois par an minimum. Un piano régulièrement accordé vieillit mieux et conserve sa valeur.
Le nettoyage et la protection : Dépoussiérez régulièrement avec un chiffon microfibre légèrement humide. Pour les touches en ivoire (sur les anciens modèles), utilisez un chiffon à peine humide et séchez immédiatement. Évitez les produits chimiques qui peuvent endommager les finitions.
Contrôlez l’environnement : Investissez dans un hygromètre et maintenez l’humidité entre 45 et 65%. En hiver, un humidificateur peut s’avérer nécessaire. En été, attention aux courants d’air et aux variations brutales de température.
La révision périodique : Tous les 5-10 ans selon l’usage, faites réviser votre piano par un technicien qualifié. Il vérifiera l’état des feutres, des cordes, de la mécanique. Cette maintenance préventive évite les grosses réparations et préserve la qualité sonore.
Valorisation : Un piano à queue de qualité, bien entretenu, peut conserver voire augmenter sa valeur. Les Steinway anciens, par exemple, sont devenus de véritables objets de collection. Même les pianos japonais des années 80-90 se revendent aujourd’hui au prix d’achat, inflation comprise !
Gardez précieusement tous les documents : factures d’achat, d’entretien, certificats d’authenticité. Ces papiers font partie de la valeur de l’instrument.
Prêt à franchir le pas ?
Choisir un piano à queue d’occasion, c’est bien plus qu’un simple achat : c’est le début d’une belle aventure musicale ! Avec les conseils de ce guide, vous avez maintenant toutes les clés pour dénicher l’instrument de vos rêves sans tomber dans les pièges classiques.
Astuce de gens avisé : Privilégier un achat chez un professionnel (nous). Vous profiterez d’une garantie et d’un suivi important.
Nonobstant, rappelez-vous l’essentiel : privilégiez toujours la qualité musicale sur l’esthétique, n’hésitez pas à faire appel à un expert (nous) pour l’évaluation, et prévoyez un budget global incluant transport et entretien. Un piano à queue bien choisi vous accompagnera pendant des décennies et transformera votre rapport à la musique. A l’inverse, une croute c’est un trou noir dans le portefeuille.
Rassurez-vous, votre futur piano à queue vous attend quelque part, et avec ce guide en poche, vous saurez le reconnaître quand vous le croiserez !
Questions fréquentes sur l’achat d’un piano à queue d’occasion
Quelle est la durée de vie d’un piano à queue d’occasion ?
Excellente question ! Un piano à queue de qualité peut facilement vivre 80 à 100 ans avec un entretien approprié. Ce qui compte vraiment, c’est la qualité de construction initiale et l’entretien qu’il a reçu au fil des années. Un piano japonais des années 80 bien entretenu peut largement surpasser un instrument plus récent mais négligé.
Faut-il absolument faire expertiser le piano avant l’achat ?
C’est un investissement intelligent ! Pour un achat de plusieurs milliers d’euros, les 120/150 € d’expertise peuvent vous éviter des déconvenues coûteuses. Un technicien expérimenté détectera des problèmes invisibles pour un non-spécialiste : usure prématurée de la mécanique, fissures dans la table d’harmonie, problèmes de tension des cordes… Si vous êtes pianiste confirmé, vous pouvez faire une première évaluation vous-même, mais l’œil expert reste irremplaçable pour les aspects techniques.
Peut-on acheter un piano à queue d’occasion en ligne ?
Mon âme me crie non, la bienséance me dit de dire « c’est très risqué » ! Un piano, ça se touche, ça s’écoute, ça se ressent. Les photos peuvent masquer de nombreux défauts, et impossible d’évaluer le toucher ou la sonorité à distance. Si vous repérez une annonce intéressante en ligne, utilisez-la comme point de départ, mais déplacez-vous absolument pour essayer l’instrument. Certains vendeurs professionnels proposent des garanties de reprise, mais rien ne vaut l’essai en personne. C’est votre oreille et vos doigts qui doivent valider l’achat !
Combien coûte l’entretien annuel d’un piano à queue ?
Prévoyez un budget d’entretien de 100 à 300 € par an pour un usage domestique normal. Cela inclut 1 accordage (120€), un nettoyage approfondi quand nécessaire (tous les 3/5ans ?) (80-120 €), et quelques petits réglages occasionnels. Si vous jouez intensivement ou dans un environnement difficile (variations d’humidité importantes), le budget peut grimper. Mais attention, économiser sur l’entretien coûte toujours plus cher à long terme. Un piano négligé peut nécessiter des réparations de plusieurs milliers d’euros.
Quelle différence de prix entre un piano neuf et d’occasion ?
La décote est généralement importante les premières années, puis se stabilise (comme sur les voitures). Un piano à queue neuf d’entrée de gamme coûte 13 000 à 20 000 €. Le même modèle avec 5-10 ans se trouve entre 8 000 et 15 000 € selon l’état et l’entretien. Pour les grandes marques comme Steinway, la décote est moins marquée : un modèle récent peut se revendre 70-80% de son prix neuf. Paradoxalement, certains modèles anciens de prestige (Steinway d’avant-guerre, par exemple) valent aujourd’hui plus cher qu’à leur sortie. L’occasion peut permettre d’accéder à une qualité supérieure pour le même budget.
Comment savoir si un piano à queue d’occasion a été bien entretenu ?
Plusieurs indices ne trompent pas.Demandez le carnet d’entretien ou les factures d’accordage : un piano régulièrement suivi aura des traces écrites. Visuellement, regardez l’état des feutres sous les marteaux (ils doivent être nets, sans sillons profonds), la propreté générale de l’intérieur, l’absence de poussière excessive sous les cordes. Un piano bien entretenu sonne juste sur tout le clavier, sans notes discordantes. Méfiez-vous d’un instrument trop bon marché : soit il cache des vices, soit il nécessitera des investissements importants. Un vendeur transparent vous laissera le temps d’examiner et vous fournira l’historique de l’instrument.

