Bösendorfer : le piano à queue autrichien aux sonorités exceptionnelles

On connait, on ne connaît pas… difficile d’en trouver et pourtant on en entend que du bien. Cette manufacture autrichienne, fondée en 1828 à Vienne, a su traverser les siècles en préservant un savoir-faire artisanal d’exception. L’âme de la tradition viennoise vous attend !

L’essentiel à retenir sur les pianos Bösendorfer

  • Héritage exceptionnel : Près de 200 ans de tradition artisanale viennoise, transmise de génération en génération
  • Sonorité unique : Un timbre chaleureux et des basses profondes reconnaissables entre mille
  • Gamme complète : Du modèle 170 au mythique Imperial 290 avec ses 97 touches
  • Fabrication artisanale : Chaque instrument nécessite plus de 300 heures de travail minutieux
  • Reconnaissance mondiale : Choix privilégié des salles de concert et des pianistes virtuoses

L’histoire fascinante d’une manufacture légendaire

L’aventure Bösendorfer commence en 1828 dans le quartier de Landstraße à Vienne, quand Ignaz Bösendorfer ouvre son premier atelier. À cette époque, la capitale autrichienne bouillonne d’activité musicale : Beethoven vient de s’éteindre, Schubert compose ses dernières œuvres, et la bourgeoisie viennoise développe un goût prononcé pour la musique de salon.

Ce qui distingue immédiatement les pianos Bösendorfer, c’est leur capacité à résister aux assauts de Franz Liszt. Le compositeur hongrois, réputé pour sa fougue et sa puissance de jeu, brisait régulièrement les instruments de l’époque. Mais les pianos d’Ignaz Bösendorfer tiennent bon ! Cette résistance exceptionnelle forge rapidement la réputation de la marque.

En 1860, l’entreprise passe entre les mains de Ludwig Bösendorfer, fils du fondateur. Sous sa direction, la manufacture connaît son âge d’or. Ludwig développe notamment le fameux piano Imperial, doté de touches supplémentaires dans les graves, une innovation révolutionnaire qui permet d’étendre la tessiture de l’instrument.

Aujourd’hui, après avoir appartenu au groupe Yamaha depuis 2008, Bösendorfer continue de perpétuer ses traditions tout en bénéficiant des technologies modernes. Cette alliance entre héritage autrichien et expertise japonaise donne naissance à des instruments d’une qualité remarquable.

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Ce qui rend unique la sonorité Bösendorfer

Fermer les yeux et écouter un piano à queue Bösendorfer, c’est reconnaître instantanément cette signature sonore si particulière. Mais d’où ça vient ?

D’abord, le choix des bois. Les artisans Bösendorfer sélectionnent avec un soin extrême l’épicéa de résonance, principalement issu des forêts alpines. Ce bois, vieilli naturellement pendant des années, développe des qualités acoustiques exceptionnelles. La table d’harmonie, véritable cœur vibrant du piano, est taillée dans ces essences nobles qui confèrent cette chaleur si caractéristique.

La mécanique, entièrement fabriquée en Autriche, mérite également une mention spéciale. Chaque composant est ajusté individuellement, permettant un toucher d’une précision remarquable. Cette attention aux détails se ressent immédiatement sous les doigts : la réponse est instantanée, les nuances s’expriment avec une facilité déconcertante.

Enfin, le processus de fabrication lui-même joue un rôle crucial. Chaque piano à queue Bösendorfer nécessite environ 18 mois de fabrication, durant lesquels l’instrument « mûrit » lentement. Cette patience artisanale permet aux différents éléments de s’harmoniser naturellement, créant cette cohérence sonore si recherchée.

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La gamme des pianos à queue : du 170 au mythique Imperial

La collection Bösendorfer offre une palette d’instruments adaptés à tous les besoins, du salon privé à la grande salle de concert. Chaque modèle possède sa personnalité propre, tout en conservant l’ADN sonore de la marque.

Le modèle 170 constitue l’entrée de gamme, mais quelle entrée ! Avec ses 170 cm de longueur, ce piano quart de queue développe déjà une sonorité remarquable. Parfait pour les espaces domestiques, il offre un excellent compromis entre encombrement et qualité sonore. Son prix, bien qu’élevé, reste accessible pour les amateurs exigeants.

Le 185 VC (Vienna Concert) représente un format particulièrement apprécié. Sa taille compacte n’entame en rien ses qualités musicales. Ce modèle séduit particulièrement les pianistes professionnels qui recherchent un instrument de concert dans un format raisonnable. Sa projection sonore surprend par sa puissance et sa clarté.

Le 200 Imperial incarne l’excellence Bösendorfer. Depuis plus d’un demi-siècle, ce modèle figure parmi les plus acclamés de la gamme. Sa longueur de 200 cm lui confère un équilibre parfait entre les différents registres. En concert comme en récital, il déploie une palette sonore d’une richesse exceptionnelle.

Le 214 VC pousse encore plus loin les possibilités expressives. Ce grand piano de concert développe une puissance et une projection remarquables, tout en conservant cette finesse dans les nuances qui caractérise la marque autrichienne.

Enfin, le 280 VC et le mythique 290 Imperial représentent l’aboutissement de l’art pianistique. Le 290, avec ses 97 touches (contre 88 habituellement), étend la tessiture jusqu’au do grave supplémentaire. Cette extension, imaginée à l’origine pour Ferruccio Busoni, ouvre des horizons sonores inédits. Ces instruments de prestige équipent les plus grandes salles de concert mondiales.

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Piano 1/4 de queue modèle 170, restauration en vente chez Pianos Parisot

L’art de choisir son piano Bösendorfer

Acquérir un piano à queue Bösendorfer représente un investissement considérable, tant financier qu’émotionnel. Comment s’orienter dans cette gamme prestigieuse ? Plusieurs critères méritent une attention particulière.

L’espace disponible constitue évidemment le premier paramètre. Un modèle 170 nécessite une pièce d’au moins 25 m², tandis qu’un 290 Imperial exige un salon de dimensions cathédrale ! Mais attention : ne sous-estimez jamais l’impact acoustique de la pièce. Un petit piano dans un grand espace sonnera différemment du même instrument dans un salon plus intime.

L’usage prévu influence également le choix. Pour un pianiste amateur passionné, un 170 ou un 185 VC offriront déjà un plaisir de jeu exceptionnel. Les professionnels s’orienteront plutôt vers les modèles 200 ou 214, qui offrent cette projection et cette palette dynamique indispensables au concert.

Le budget, bien sûr, reste déterminant. Un piano Bösendorfer neuf démarre aux alentours de 80 000 euros pour un modèle 170, et peut dépasser les 200 000 euros pour un Imperial 290. Heureusement, le marché de l’occasion offre des opportunités intéressantes, même si ces instruments conservent remarquablement leur valeur.

N’hésitez pas à essayer plusieurs instruments du même modèle. Chaque piano Bösendorfer possède sa personnalité propre, fruit du travail artisanal. Certains développeront des basses plus rondes, d’autres privilégieront la brillance des aigus. Cette diversité dans l’unité fait tout le charme de la facture artisanale.

Entretien et valorisation : préserver un patrimoine

Posséder un piano Bösendorfer, c’est devenir le gardien temporaire d’un patrimoine musical. Ces instruments, conçus pour traverser les générations, méritent un entretien à la hauteur de leur prestige.

L’accordage régulier constitue la base de l’entretien. Un piano à queue Bösendorfer doit être accordé au minimum une fois par an. Choisissez un accordeur expérience avec ces instruments (nous) : leur tempérament particulier demande une oreille exercée et une connaissance approfondie de leurs spécificités techniques.

L’environnement joue un rôle crucial dans la conservation. Ces pianos redoutent les variations d’hygrométrie et de température. Maintenez une humidité relative entre 45 et 65%, et évitez les écarts thermiques brutaux. Un système de climatisation bien réglé représente un investissement rentable pour préserver votre instrument.

La révision périodique par un technicien spécialisé s’impose tous les 5 à 10 ans selon l’usage. Cette intervention permet de maintenir la mécanique en parfait état et de prévenir l’usure prématurée. Les pièces d’origine Bösendorfer garantissent le maintien des qualités sonores et tactiles.

Côté valorisation, les pianos Bösendorfer conservent remarquablement leur valeur. Un instrument bien entretenu peut même s’apprécier avec le temps, surtout pour les modèles anciens ou les séries limitées. Cette stabilité financière fait de ces pianos un placement patrimonial intéressant, en plus du plaisir musical qu’ils procurent.

Bösendorfer aujourd’hui : tradition et innovation

Depuis son rachat par Yamaha en 2008, Bösendorfer a su préserver son identité tout en bénéficiant d’innovations technologiques. Cette alliance entre tradition autrichienne et expertise japonaise donne naissance à des instruments d’une qualité remarquable.

Les ateliers de Wiener Neustadt, près de Vienne, perpétuent les gestes ancestraux. Chaque piano continue d’être assemblé à la main par des artisans formés selon les méthodes traditionnelles. Cette approche artisanale garantit l’unicité de chaque instrument et maintient cette signature sonore si particulière.

Parallèlement, Bösendorfer intègre discrètement certaines innovations modernes. Les systèmes de mesure acoustique permettent d’optimiser l’harmonisation, tandis que les techniques de séchage contrôlé améliorent la stabilité des bois. Ces évolutions, invisibles pour l’utilisateur, contribuent à la fiabilité et à la longévité des instruments.

La marque développe également des projets artistiques ambitieux. Les collaborations avec des designers renommés donnent naissance à des pianos d’exception, comme le modèle « La Grande Vague de Kanagawa » inspiré de l’œuvre d’Hokusai. Ces créations uniques témoignent de la vitalité artistique de la manufacture.

L’avenir s’annonce prometteur pour cette légende autrichienne. Entre respect de l’héritage et ouverture sur le monde, Bösendorfer continue d’écrire sa partition dans l’histoire de la musique, une note après l’autre.

Questions fréquentes sur les pianos Bösendorfer

Quelle est la différence principale entre un Bösendorfer et un Steinway ?

Excellente question ! Les deux marques représentent l’excellence, mais avec des philosophies sonores différentes. C’est un peu comme comparer un grand cru de Bourgogne à un Bordeaux : les deux sont exceptionnels, mais offrent des plaisirs différents. Le choix dépend vraiment de vos goûts musicaux et de votre style de jeu.

Pourquoi le piano Imperial 290 a-t-il 97 touches au lieu de 88 ?

Cette spécificité remonte au compositeur Ferruccio Busoni, qui rêvait d’étendre la tessiture du piano vers les graves. Bösendorfer a donc ajouté 9 touches supplémentaires, du la bémol au do grave. Ces notes supplémentaires enrichissent les harmoniques et donnent une profondeur exceptionnelle à l’instrument, même quand on ne les utilise pas directement. C’est un peu comme avoir des cordes sympathiques qui vibrent naturellement !

Combien coûte l’entretien annuel d’un piano Bösendorfer ?

Comptez entre 100 et 300 euros par an pour un entretien correct, incluant 1 à 2 accordages et les petites régulations. Ajoutez environ 300 à 500 euros tous les 5-10ans pour une révision complète. Ça peut paraître conséquent, mais c’est le prix pour préserver un instrument de cette qualité. Et franchement, quand on voit le plaisir qu’il procure au quotidien, c’est un investissement qui en vaut la peine !

Peut-on acheter un Bösendorfer d’occasion en toute sécurité ?

Oui, chez nous par exemple, ici 🙂

Quelle taille de pièce faut-il pour un piano Bösendorfer ?

Pour un modèle 170, prévoyez au minimum 25 m² avec une hauteur sous plafond de 2,5 m. Un 200 sera plus à l’aise dans 35-40 m², et les grands modèles demandent vraiment de l’espace pour s’exprimer pleinement. Mais attention : l’acoustique de la pièce compte autant que sa taille ! Une pièce trop réverbérante ou trop sourde peut gâcher les qualités de l’instrument. N’hésitez pas à demander conseil à votre revendeur pour optimiser l’installation.

Pianos Parisot
Pianos Parisot